Dimanche 15 avril 7 15 /04 /Avr 11:53

Tabu Ley, l’icône de la musique congolaise continue à séjourner en Europe, précisément à Paris où il avait été évacué en urgence pour des soins appropriés.

On sait qu’une fois déjà, alors qu’il avait fait son entrée dans la vie politique en qualité de Ministre de la Culture, Arts et Tourisme dans le Gouvernement provincial de Kinshasa, Seigneur Ley a subitement piqué une crise. Il a été victime d’un accident Vasco-cérébrale, AVC. Ce qi a nécessité son transfèrement en urgence dans un hôpital spécialisé en Belgique.

Ayant recouvré sa santé, son médecin traitant lui avait demandé de rester encore quelque temps à Bruxelles afin de lui permettre des suivre de très près l’évolution de sa santé. Cette recommandation n’a pas rencontré l’assentiment du patron de l’Afrisa International qui a préféré regagner la capitale congolaise pour continuer à superviser la culture provinciale.

Un temps relativement court a suffit pour que le compositeur de « mokolo na kokufa » rechute et soit reconduit urgemment en Europe. Et cette-fois, c’est en France qu’il a été conduit dans un hôpital spécialisé de la banlieue parisienne.

Là, les choses se sont passées normalement si bien que Tabu Ley a pu, petit-à-petit, récupérer sa santé. Mais, instruction lui a été faite de ne plus repartir pour Kinshasa, du moins pour le moment. Car, son état de santé en dépendait et qu’en politique, c’est depuis des lustres qu’il avait été remplacé au gouvernement provincial de Kinshasa.

Et depuis, deux années viennent de passer sans que Seigneur Ley ne rentre à Kinshasa. Déjà, dans son entourage, beaucoup de choses dont en train d’être dites. Un artiste musicien proche de Tabu Ley qi a requit l’anonymat, nos signale que la voix qui a fait danser l’Afrique pendant plus de cinq décennies ne rentre ra plus à Kinshasa. Ne pouvant plus se tenir debout pendant longtemps, Tabu Ley commence à perdre petitement l’usage de sa voix et, parfois, il divague. Il se déplace actuellement sur une chaise roulante.

Une autre source qui lui est proche précise : « Je ne pense pas que le vieux pourra rentrer à Kinshasa. S’il s’entête à le faire, son avenir ne sera pas clément. S’il avait continué à évoluer loin de la politique, il n’allait pas connaître le sort qui est le sien aujourd’hui. De même avant lui, Grand Kallé, patron de l’African Jazz, le compositeur de la célèbre chanson « Indépendance cha cha », avait, instantanément, mis fin à sa carrière lorsqu’il s’était trop approché de la politique »…

On se souviendra que c’est tout de suite à son retour de Cuba où il avait été invité pour participer à un festival culturel que Tabu Ley, alors ministre provincial est soudainement tombé malade et depuis lors, l’eau qui coule sous le pont, n’est plus claire.

° Ambition politique   

Au cours d’un entretien que Tabu Ley Rochereau  avait bien voulu nous accorder en sa résidence de Limete au moment où il était encore actif dans le royaume d’Orphée et dont les extraits clés feront partie de l’ouvrage que nous sommes en train d’écrire sur lui sous le titre « Tabu Ley, la Musique, l’Afrique et Moi », le monument vivant de la musique congolaise  explose pour répondre à une question que nous lui avons posée sur ses ambitions politiques: « Je n’ai aucune ambition dans ce sens ». Mais, il renchérit : « Comprenez que lorsqu’on parle de l’ambition, quelque part, on veut devenir Président de la République, on veut devenir Ministre, on veut devenir ceci ou cela. Mais, moi, même sans ambition, sans positionnement, je ferai de la politique dans le sens de servir mon pays. J’ai vu des copines et de copains qui ont déclaré qu’ils ne font pas la politique alors qu’à longueur des journées, vous les voyez organiser des marches…, chanter des chansons politiques. Au demeurant,  ils prétendent ne pas faire de la politique. Tenez : Même si vous êtes journaliste et que vous évitez d’écrire sur la politique, la politique écrira sur vous ! Lorsqu’un vent politique parcourt votre environnement, vous en serez soit victime, soit bénéficiaire »…

Et de poursuivre : « pour avoir été pendant très longtemps victime de la politique et pour avoir accédé à l’âge de maturité et, surtout, face à la situation qui prévaut dans notre pays depuis de nombreuses années, il faudra que les jeunes gens, à peine âgés de 15 ans, prennent conscience de la politique du pays. Que les gens âgés, comme nous, puissions être aux côtés des politiciens pour essayer de les aider à s’engager sur la bonne route. C’est tout !

Ce n’est donc pas une ambition démesurée dans le sens du positionnement. J’ai décidé de faire la politique pour prendre en charge l’enfant africain, l’enfant congolais et la jeunesse de mon pays.

Et surtout, encadrer les corporations culturelles que sont les dessinateurs, les sculpteurs, les gens du théâtre, les journalistes, les photographes, les chanteurs et les musiciens. Bref, par exemple, vous n’allez pas, officiellement, me présenter quelqu’un qui soit au Parlement pour défendre les intérêts des journalistes. Nous avions, à l’époque, eu un grand journaliste comme première personnalité du pays mais, il n’a rien fait pour vous. 

Lorsque je parle des journalistes, comprenez le souci qui m’anime d’autant plus que je suis le produit des chevaliers de la plume. Ces derniers ont fait de moi ce que je suis aujourd’hui. J’ai une maison. J’ai des enfants. J’ai de belles voitures parce que j’ai été et je demeure toujours proche des journalistes.

Pourquoi ne vais-je pas travailler pour ces gens là ? Et pourquoi ne pas travailler pour des gens qui ont des boîtes de nuit, qui ont des bars ? Pourquoi ne pas travailler pour des opérateurs économico culturels ?

Le vieux est donc entré dans la vie politique pour servir son pays. Faut-il, en revanche, conclure qu’en revanche, le pays lui a rendu le meilleur !

Kingunza Kikim Afri

Par Kingunza Kikim Afri
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